Fag Ends, premier extrait du nouvel EP du groupe Ambrose, autoproduit et lancé aujourd’hui.
D’abord remarqué grâce au clip éroticisant « Le Dernier Homme », le groupe nous présente aujourd’hui 4 titres plus que solides qui évoquent doucement The XX ou aussi l’univers de The Knife.

Ambrose, malgré la douceur fleurie qu’évoque d’abord le mot, est le nom d’un gang nord-américain localisé dans les bas-fonds de Chicago au cœur des années 80. Un nom de méchants garçons, emprunté par un groupe de gentils (une fille, deux garçons) qui aimeraient l’être un peu moins. Félicie, au chant et au synthé : « La musique ça te permet de jouer un rôle. Sur scène, tu peux être qui tu veux. Nous, on aimerait être méchants et badasses, mais on est beaucoup trop sensibles et trop romantiques pour ça ! » Plutôt que de tomber amoureux, Ambrose aimerait jouer un peu plus les tombeurs. Et assumer ce goût pour les joies du corps qui, dès que l’on fouille un peu, semble avoir fondé l’ADN du projet.

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« Après ‘Le Dernier Homme’, mais aussi après ‘Goddesses’ et ‘Merciless’, on voulait clairement passer à quelque chose qui ‘tambourinait’ plus qu’avant. On voulait faire danser les gens, ceux-là qui nous disaient, et ce n’était pas ce qu’on recherchait, qu’Ambrose c’était super planant. L’arrivée d’Adrien à la batterie, nous a fait le plus grand bien, et a donné au groupe une énergie rock nouvelle qu’on n’avait pas nécessairement jusqu’ici ». Les morceaux qui figurent sur cet EP éponyme, de la douce euphorie de « Fag Ends » aux percussions et aux chants synth-tribaux de « Southern Arch », sont ainsi le témoin de ces trois personnalités musicales complémentaires. Du parcours plus électro de Félicie, de celui plus folk d’Alexandre, de celui plus rock d’Adrien. Plus sensuel, plus moite et plus fin à chaque écoute (témoin, les lumières et les synthés rouge passion de « Red Light »), ce premier disque se termine sur « The White Semaphore », balade slave et suave qui raconte l’histoire, romanesque, d’une fille venue du Nord qui habite dans un sémaphore blanc, et qui finit par emmener avec elle cet(te) amant(e) soupçonné(e). Comme le dernier acte de romance d’un premier essai qui n’en manque pas. Et qui prouve la difficulté, pour le sensible, de dépasser sa condition originelle. Puisque n’est pas criminel qui veut.

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Ambrose sera en concert le 23 octobre à L’internationale – Paris